vendredi 10 février 2017

La série "opéras" de l'artiste franco-libanaise Mouna REBEIZ



L'artiste franco-libanaise Mouna REBEIZ et sa série "Opéras"

Cette artiste franco-libanaise est née dans un milieu d’artistes. Elle a un cousin germain Peter compositeur de piano et fut habituée à écouter, dès sa plus tendre enfance, sa grand-mère. Elle  organisait et jouait des  récitals de piano chez elle, avec des apéritifs pour ses invités, tous les vendredis en fin d’après-midi.

Elle est fascinée par l’être humain et sa psyché, aussi elle se retrouve avec une maitrise de psychologie avant de rencontrer en 1995, à l’atelier Cépiade,  Alix de La Source, conférencière au Louvre et spécialiste de la technique picturale du XVIIème et XXVIIIème siècle qui lui apprendra les techniques des grands Maîtres pendant dix ans. Elle a trouvé sa voie.

Elle peaufine sa technique  avec Abraham Pincas, peintre et professeur  aux Beaux Arts de Paris de 1985 à 2011, et avec Mohammad Rawas artiste et graveur libanais professeur à l’université libanaise et à l’AUB(American University of Beirut).

En parallèle de sa série « The Betty Boop » collection « l’être et le paraitre » exposée en juillet 2012 chez son galeriste parisien Pierre-Alain Challier, et, de sa série « le Tarbouche » présentée à la Saatchi gallery Londres en février 2015, elle peint les Opéras. Elle passe de la figuration à l’abstraction.

Elle a toujours travaillé la peinture en écoutant  les classiques. C’est de là que lui est venue l’idée de retranscrire les grands airs d’Opéra  en peinture. Ils sont tous différents. Ils invitent à la contemplation, par les couleurs, le visible et l’invisible.


Elle  commence en 2008 les Opéras, notamment par «  Le vaisseau fantôme » de Richard Wagner avec sa voile d’argent et la même année par les héroïnes Carmen de Bizet , Samson et Dalila de Saint-Saens et la Traviata de Verdi. Ses  toiles sont traversées d’ondulations noires et rouges, évocatrices de la sensualité du corps féminin. Le « le rouge et le noir » comme chez Stendhal évoque l’amour, la passion et le drame : « la femme m’intrigue par son mystère et ses non-dits, l’idée du péché originel, la lutte entre le profane et le sacré, la rencontre entre l’Orient et l’Occident » confesse t’elle. 


Puis suivent les esprits, tels que les opéras : Orfeo de Monteverdi, Don Giovanni de Mozart, Semele d’Haendel et Faust de Gounot.  Des fonds blancs ou jaunes clairs où s’élèvent en spirales ascendantes, non pas des flammes, mais des esprits. L’artiste décrit le destin tragique de personnages au fort caractère et synthétise une situation extrême.


Le mouvement de la musique romantique est désigné par la Dame de Pique de Tchaïkovski par  un cœur ouvert sur fond vert ; Salomé  de Strauss par une lune froide pour la danse des sept voiles ; Boris Godounov  de Modeste Moussorgski par des  formes floues comme dans un ca

ftan ottoman, référence à la religion orthodoxe comme celle de l’artiste, une faille noire déchire le rideau rouge  et laisse découvrir le noir des profondeurs, une seule tache verte apparait au centre ; La Walkyrie de Wagner où se prépare une apocalypse, les cieux s’entrouvrent et le crépuscule des Dieux est en marche ; Les Troyens de Berlioz par un autre feu laissant échapper ses fumées noires et obscurcissent les derniers rayons du soleil couchant ; Elektra  de Strauss avec son enroulement mauve, ses jetés de bleus, c’est bien la folie de celle qui pleure et cherche son père, un sujet capital.



A peine entrée dans la galerie, nous voyons les tableaux de 200x250cm, des Quatre  Saisons d’Antonio  Vivaldi : sur le rose des fleurs de printemps, le jaune Van Gogh de l’été étouffant, le rouge des feuilles d’automne et le blanc balafré des vents d’hiver et à chaque fois une note turquoise vient pigmenter  la dominante colorée de la saison. Puis, compléter par  un cinquième « La Quinta » musique offerte par Gabriel Yared compositeur français d’origine libanaise et compositeur, entre autre, de la musique du film « le patient anglais » de 1996. Mouna Rebeiz  y dépeint l’envers de la réalité, met le noir sur la toile puis enlève une partie  pour y dessiner une femme recroquevillée en  blanc, toujours avec une petite touche de turquoise. Cette toile peut se tourner dans tous les sens car elle est virtuelle Cette série clos celle, où la femme occupe tout l’espace « Les saisons, ce sont les cycles de la femme. D’où la présence de corps féminins dans chacune des toiles. » raconte t’elle.


Vangelis grec orthodoxe, musicien, l’un des pionner de la musique électronique en 1970 et créateur de musique de film dont « les chariots de feu » en 1981 pour lequel il reçu l’oscar de la meilleure musique de film. Il crée la symphonie chorale « Mythodea » en 2001, composée avec la collaboration de la NASA  los de la découverte de l’eau sur la planète Mars. 

Elle inspire l’artiste, dans toute son âme. Elle sublime cette musique sur la toile en deux/trois heures pendant l’hiver 2016; œuvre de 1436 cm x 125 cm sous forme de parchemin déroulé à horizontale. Peinture à l’huile avec feuilles d’or de 24 carats, pastel gras et pigments naturels avec neuf mouvements musicaux dont  le premier est le Chaos et à la fin, le neuvième mouvement est à la création. Cet ensemble harmonique crée le Monde, en parcourant l’œuvre nous distinguons bien la couleur jaune pour la voix aigue de Kathleen Battl et, en couleur rouge pour la voix grave de Jessy Norman, puis plus loin les couleurs fusionnent et les deux sopranos chantent ensemble.

Pour chaque œuvre vendue, elle reverse  une partie de ses gains à l’association de  Homayra Sellier «  Innocence en danger » Mouvement Mondial de Protection des Enfants.

Mouna Rebeiz est passionnée et passionnante  
A quand sa prochaine exposition?

Galerie Pierre-Alain Challier
8 rue Debelleyme
75003 Paris
mardi au samedi  11h-19h